Une chaise, position assise, un repas, des ébats. J’ai encore faim… Gourmandise ?
Elle rempaillait des chaises, avec ses doigts de fée, elle me mettait à l’aise, son chemisier défait.
Sa posture sur cette chaise me rappelle, presque incestueusement, combien ma mère était jolie.
Cette larme qui serpente sur ta peau semble ne pas s’arrêter, comme pour nous dessiner l’infini de ton âme.
Mes yeux saignent de ton absence, comme pour mieux t’offrir ces larmes, sang d’un nous que j’encense.
Elle distille mes larmes, comme pour mieux nourrir cette plume chagrinée.
Mes yeux te boivent, ta poitrine n’est qu’ivresse, nos corps fusionnent et conçoivent, une pluie de caresses… Mes mains aveugles te dévorent, se rassasient et explorent, les quelques délices que tu arbores…
Finalement elle griffonnent, à la lueur de ta peau, quelques mots échappés. Les étoiles.
Insatiable, j’arrache tes lèvres, met délicieux, inépuisable, tu m’offres un abri, non loin de tes yeux. Tes yeux, que dis-je, les cieux. Je m’évade d’ici-bas, emportant les restes de nos luxurieux ébats.
De son départ naquît ce souvenir humide, frère de mes larmes.
Virtuose, elle me crée des possibles, semant mes lendemains, de potentiels départs.
Constat amer d’une plume qui vrille en ton absence, le papier se noircit, mais a si peu d’importance.
Les plumes qu’elle revêt témoignent de sa douceur, de sa légèreté. Si seulement elle m’offrait son cœur, que je puisse flotter
Le vagabond, au vague à l’âme, désabusé de tes fugues qui m’affament.
Tu fascines mon esprit, façonnes mon âme, tu t’appropries ma vie, instaures un mélodrame
Si la neige était amour, le blanc serait couleur, et le monde surement meilleur…
Tes seins blancs comme neige me laissent de marbre… Je fonds…
Neige et gravité font bon ménage, autant que la cécité vient avec l’âge…
Il neige dehors autant qu’il pleut dans mon coeur, flocons et gouttes, vicissitude en chute libre, les éviter n’est qu’impossible.
Cette chute frivole de frissons par milliers, la neige est désinvolte, son mouvement singulier
Sa musique, mes larmes, ses cheveux pour seule arme.
Tes cheveux ne sont que mélodie, douce musique qui glisse entre mes doigts.
La musique pour raison d’être, quelques accords sur ta poitrine, ton corps pour seul maître, la passion est assassine